Gethsémani est situé sur le Mont des Oliviers. C’est l’endroit où Jésus se recueille avant d’être arrêté suite à la trahison de Judas. Appelée Eglise de toutes les nations, l’église actuelle date de 1924. Elle est la dernière de toute une série d’églises.
La première église fut construite entre 379 et 384 par la communauté chrétienne pré-constantinienne pour commémorer la prière du Christ. Cette église est détruite par un tremblement de terre en 745.
Les Croisés construisent ensuite un oratoire dans les ruines, puis le remplacent par une église en 1170. Ils lui donnent une orientation un peu différente afin d’avoir une part de rocher dans chaque abside, une manière d’interpréter matériellement la triple prière du Christ. Le destin de cette église est inconnu. Toujours utilisée en 1323, elle est abandonnée en 1345.
= Saint-Etienne
L’église Saint-Etienne est située route de Naplouse, à l’est de la Porte de Damas. Construite en 1900, elle est incluse dans les bâtiments de l’Ecole biblique et archéologique française.
La première église est construite à l’endroit présumé de la lapidation du saint. Des fouilles révèlent le plan de l’église byzantine, qui appartenait à un immense monastère détruit par les Perses en 614. Une petite chapelle est construite avant 638 par le patriarche Sophronius. Cette chapelle est restaurée par les Chevaliers Hospitaliers. Ils construisent des écuries et des âneries à côté de la chapelle. Ils détruisent l’ensemble pendant l’été 1187 pour éviter que Saladin n’utilise ce point stratégique situé près des remparts.
= Saint-Jacques
L’église Saint-Jacques est le plus bel édifice religieux du quartier arménien de la Vieille Ville.
Selon la tradition arménienne, une église abrite depuis le 4e siècle la tête de Saint Jacques, frère de Saint Jean l’apôtre, décapité par Agrippa Ier en 44. Sa tête est enterrée sous le pavement actuel d’une petite pièce située au nord de la nef de l’église. Toujours selon la tradition arménienne, un deuxième Saint Jacques est enterré sous l’autel principal de l’église. Il s’agirait d’un des trois Jacques de la tradition chrétienne: Jacques fils de Zébédée, l’un des douze apôtres, Jacques fils d’Alpheus, un autre apôtre, ou encore Jacques frère de Jésus [1].
Jusqu’au 7e siècle, le patriarche grec orthodoxe est à la tête de l’Eglise arménienne. Elle a ensuite son propre patriarche. Le patriarche arménien de Jérusalem est considéré comme le successeur de saint Jacques, frère de Jésus. Dans une charte conservée à la bibliothèque du patriarcat arménien, Omar ibn al-Khattab reconnaît les droits du patriarche arménien sur les lieux saints chrétiens de Jérusalem, Bethléem, Naplouse et Samarie.