[2] Gautier-van Berchem (Marguerite) et Ory (Suzanne). La Jérusalem musulmane. Lausanne, éditions des Trois Continents, 1978, p. 18-19.
[3] Salzmann (Auguste). Jérusalem. Etude et reproductions photographiques de la Ville Sainte… Paris, Gide & Baudry, 1856. Préface datée de juin 1854.
2. HISTOIRE DE JERUSALEM AU MOYEN-AGE
[La période musulmane (638-1099) / La période croisée (1099-1187) / La période ayyubide (1187-1250) / La période mamelouke (1250-1517) / Notes / Chronologie médiévale]
Les grands monuments de l'époque ont vu le jour à une époque marquée par des conflits brutaux et des violences de toutes sortes. Dissocier histoire et architecture n'aurait pas grand sens. Très schématiquement, l'histoire médiévale de Jérusalem se répartit en quatre grandes périodes: la période musulmane (638-1099), la période croisée (1099-1187), la période ayyubide (1187-1250) et la période mamelouke (1250-1517).
= La période musulmane (638-1099)
Jérusalem est conquise par les Byzantins en 629. Sous leur férule depuis 324, la ville a échappé à leur contrôle pendant quinze ans après la conquête perse de 614.
Divisé par des intrigues internes et saigné à blanc suite à la lutte contre les Perses, l’empire byzantin ne peut offrir de résistance à la cavalerie qui, enflammée par une foi nouvelle, traverse le désert d’Arabie. Suite aux enseignements de Mahomet, les Musulmans décident de reconquérir Jérusalem. Lorsqu’il meurt en 632, ses armées sont déjà en route pour la Palestine.
En décembre 634, les troupes musulmanes campent autour de Bethléem, et coupent Bethléem de Jérusalem, empêchant ainsi les Chrétiens de se rendre sur le lieu de naissance du Christ pour célébrer la liturgie de la veille de Noël.
Dans son sermon de veille de Noël à Jérusalem, le patriarche Sophronius exprime à la fois ses regrets sur l’impossibilité de se rendre à Bethléem et ses craintes à l’égard de ces “Sarrazins” porteurs d’une religion nouvelle [1].