[039] Saint-Pair-sur-Mer. La tour romane (intérieur). Un autre chapiteau de granit est sculpté d’un crochet d’angle en faible relief. Les corbeilles des chapiteaux des piliers nord-ouest, nord-est et sud-est sont toutes ornées de crochets d’angle de ce type.
[040] Saint-Pair-sur-Mer. Le sarcophage de Saint Pair. Un autel en pierre datant du 19e siècle recouvre le sarcophage de Saint Pair. Saint Pair (482-565) fonda avec Saint Scubilion un oratoire dont les fondations sont présentes sous le choeur de l’église actuelle. Il donna aussi son nom au village connu auparavant sous le vocable romain de Scessiacus (Scissy). Les sarcophages en calcaire coquiller de Saint Pair et de Saint Scubilion furent retrouvés en 1875, à l’occasion de fouilles faites par l’abbé F. Baudry.
[041] Saint-Pair-sur-Mer. La châsse de Saint Gaud, sise sur l’autel recouvrant son sarcophage. L’église est également un lieu de pèlerinage voué au culte de Saint Gaud, qui dispose de sa propre chapelle, construite au 19e siècle dans le mur nord du choeur. Saint Gaud (400-491) aurait été le deuxième évêque d’Evreux. Après quarante ans d’épiscopat, il se serait démis de ses fonctions pour venir se retirer dans la solitude du bourg de Scissy. Le sarcophage de Saint Gaud fut retrouvé en 1131 (soit bien avant celui de Saint Pair) en creusant les fondations de la tour romane.
[042] Saint-Pair-sur-Mer. Le choeur (intérieur). Dans la seconde travée du choeur actuel, on observe une double ligne de dallages noirs encadrant une rangée de dallages clairs, le tout recouvrant de façon très précise les fondations de l’ancien oratoire. Ces fondations forment une abside semi-circulaire prolongée par des murs latéraux qui se perdent ensuite dans la construction romane. Au premier plan, une pierre tombale blanche indique l’endroit où était enterré le sarcophage de Saint Pair.
= Saint-Jean-le-Thomas
[043] Saint-Jean-le-Thomas. L’église est formée d’une longue nef romane (11e et début du 12e siècle) et d’un choeur pré-roman (10e siècle) à chevet plat. Le portail roman percé dans le mur latéral sud de la nef est précédé d’un large porche datant du 15e siècle. La tour, carrée et massive, est elle aussi accolée au mur sud de la nef. Construite en 1895 et 1896 pour remplacer un clocher vétuste, cette tour comprend deux étages surmontés d’une balustrade ajourée. Elle fut édifiée en granit des carrières de Saint-James.
[044] Saint-Jean-le-Thomas. La façade occidentale et la tour. Le mur de façade est surmonté d’un léger glacis recouvert de plaquettes de schiste, en arrière duquel s’élève le mur pignon. Cette façade ne comprend pas de porte. Sa partie médiane est occupée par un contrefort plat se terminant par un glacis à la base du pignon. Les deux petites baies romanes situées de part et d’autre du contrefort furent réouvertes en 1973. La baie plus récente située dans le mur pignon fut murée à la même date.
[045] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman et son mur latéral sud. Ce mur est fait de moëllons de granit pris dans un épais mortier. La petite baie en plein-cintre est romane. La grande baie fut percée en 1895, au moment de la reconstruction de la tour.
[046] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman et son mur latéral nord. Haut situées, les trois petites baies en plein-cintre sont surmontées de claveaux de briques. La grande baie en plein-cintre à l'arcade trilobée fut ouverte en 1895.
[047] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman et son mur latéral nord. Détail de l’appareil de petits blocs de granit assez réguliers pris dans d’épais joints de mortier. Près de la baie ouverte en 1895, des maçonneries plus récentes sont faites de moëllons de schiste et de granit, matériaux locaux.