[048] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman (intérieur)et son mur latéral nord. L’appareil de granit des murs et les claveaux de briques des baies sont également visibles à l’intérieur, suite à la restauration du choeur en 1965 sous la direction d’Yves-Marie Froideveaux, architecte en chef des monuments historiques. Les cinq petites baies aux claveaux de briques (trois au nord et deux au sud) furent retrouvées et réouvertes à cette date.

[049] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman (intérieur). Les deux grandes baies en plein-cintre visibles de part et d’autre du choeur furent ajoutées en 1895, lors de la reconstruction de la tour.

[050] Saint-Jean-le-Thomas. Le choeur pré-roman (intérieur). Sa voûte en berceau de bois fut ajoutée en 1965 et terminée en 1973.

[051] Saint-Jean-le-Thomas. La nef romane (intérieur). Construite au 11e siècle, la nef fut terminée au début du 12e siècle. Sa voûte en berceau est en plâtre. Le sol est recouvert de larges dalles de granit. Dans le mur occidental (situé au fond), les deux baies romanes ont été réouvertes en 1964, après avoir été retrouvées sous l’enduit. La baie supérieure – une baie médiane située dans le mur pignon – fut murée à la même date. Ses piédroits de granit restent toujours bien visibles.

[052] Saint-Jean-le-Thomas. L’église (intérieur). Des peintures murales furent dégagées en décembre 1974 dans le mur latéral sud de la nef. L’existence de décors peints aussi anciens (ils dateraient du 12e siècle), très rares dans cette région, était ignorée jusqu’en 1974, date de la réfection des enduits intérieurs de la nef. Des taches de couleur attirèrent l’attention de l’abbé Porée, curé de l’église, qui fit intervenir les fresquistes des Beaux-Arts.

[053] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Dans la partie dégagée en décembre 1974, trois tableaux se succèdent: le combat d’un homme contre un ange (sur le tympan du portail muré), une lutte entre deux personnages et une scène champêtre. Ces tableaux sont surmontés de frises. Une autre partie, située à l’est du tympan, devait être dégagée par la suite.

[054] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Sur le tympan du portail muré, le combat d’un homme contre un ange, “un combat qui pourrait être celui de Jacob contre l’ange envoyé de Dieu, ou Dieu lui-même manifesté sous une forme visible” (abbé Porée).

[055] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Dans cette scène champêtre, avec épis de blé visibles à gauche, un personnage portant une grande cape tient une outre et verse du vin dans un coupe que lui tient un autre personnage. A droite, un troisième personnage muni d’un instrument aratoire est en partie effacé.

[056] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Le troisième tableau, dont la plus grande partie a disparu, représente la lutte entre un personnage à cape dont la tête est surmontée d’une auréole et un autre personnage recouvert d’une armure qui semble être à terre. Il s’agirait de “la lutte de Saint Michel contre le Démon” (abbé Porée).

[057] Saint-Jean-le-Thomas. Les peintures murales romanes, dans le mur latéral sud de la nef. Sur ce détail (situé entre la scène champêtre et la scène de lutte), on voit que le décor est peint à même l’enduit à la chaux, ce qui explique le fond clair. Ces peintures murales seraient l’oeuvre de pèlerins du Mont Saint-Michel, l'église étant située sur une voie montoise.