[067] Dragey. Le mur latéral nord de la nef (intérieur). L’enduit intérieur des murs latéraux fut gratté par les habitants du village pour mettre à jour l’appareil en arêtes de poisson, à la demande de l’abbé Pierre Danguy, curé de Dragey entre 1954 et 1974. Cet appareil est caractéristique des constructions du 11e siècle et du début du 12e. Il alterne irrégulièrement avec des rangées de plaquettes de schiste disposées à l’horizontale. L’enduit intérieur ne recouvre plus que le dernier quart supérieur des murs. La longue baie à fort ébrasement date du 13e siècle.

[068] Dragey. Le mur latéral nord de la nef (intérieur). La grande baie trilobée date du 13e siècle. Sur la droite, on voit aussi une baie romane bouchée, à fort ébrasement. Son arcade est formée d’une rangée de petits claveaux de granit. Cette baie romane est le seul vestige des ouvertures primitives.

[069] Dragey. Le choeur de l’église (intérieur). Les baies du choeur ont été agrandies au 15e siècle.

[070] Dragey. Détail du vitrail d'une des deux grandes baies géminées situées dans le mur latéral sud de la nef. En haut, le Mont Saint-Michel. Plus bas, une vue partielle de l’archange Saint Michel terrassant le dragon. Ces deux grandes baies géminées à l’arcade trilobée (dont celle-ci) ont remplacé en 1860 des “croisées carrées”, elles-mêmes percées en 1790 à l’endroit de petites baies romanes.

= Genêts

[071] Genêts. L’église est formée d’une large nef, d’un transept à bras saillants et d’un choeur de trois travées à chevet plat. Une tour massive surmontée d’un toit en bâtière s’élève à la croisée du transept. Une partie de l’église, romane, est l'oeuvre de Robert de Torigni, abbé du Mont Saint-Michel (l'église romane fut consacrée en 1157). Les éléments romans sont la croisée du transept, une partie des croisillons et la tour aux deux-tiers de sa hauteur. Le porche précédant le portail sud de la nef date du 16e siècle.

[072] Genêts. Le mur latéral nord de la nef et la tour. La tour est romane aux deux-tiers de sa hauteur. La partie supérieure fut édifiée au début du 16e siècle. La nef fut entièrement remaniée au milieu du 18e siècle.

[073] Genêts. Le bras nord du transept roman et son mur pignon. Les maçonneries forment un appareil irrégulier fait de moëllons de schiste et de granit. Le schiste est la pierre locale. Quant au granit, il provient sans doute du massif granitique d’Avranches affleurant à quelques kilomètres au sud-est. Le mur pignon est percé d’une grande baie en plein-cintre.

[074] Genêts. La tour, de vastes proportions, est implantée à la croisée du transept. La tour est romane aux deux-tiers de sa hauteur. Le changement d’appareil est très visible. Un appareil régulier fait de blocs de granit de taille moyenne laisse la place à des blocs de granit beaucoup plus gros. La tour comprend deux étages. L’étage inférieur est aveugle. L’étage supérieur est ouvert au nord, au sud et à l’ouest par des baies géminées romanes murées. Ces baies géminées sont prolongées par des baies gothiques trilobées et munies d’abat-sons datant du début du 16e siècle.

[075] Genêts. La partie supérieure de la tour. La tour est surmontée d’un toit en bâtière dont le départ est caché au nord et au sud par une balustrade ajourée. Les angles de la balustrade sont ornés de gargouilles gothiques en forme de chiens, loups et animaux fantastiques.