Au sud, la base de la tour est percée d’une porte (voir le schéma). Son arcade en plein-cintre est formée d’une voussure moulurée d’un tore suivi d’un chanfrein sculpté de dents-de-scie peu visibles. L'archivolte est formée d'un épais bandeau orné de dents-de-scie en fort relief sculptées en creux d’un rang de bâtons brisés. L’archivolte repose à droite sur une pierre sculptée d’une tête humaine. A gauche, elle disparaît dans les maçonneries de la nef. Le claveau central de la voussure est orné d’une grande tête sculptée en fort relief. Ces deux têtes sculptées dans une pierre friable ont mal résisté à l’usure du temps alors qu’à Yquelon, les traits de figures semblables sculptées dans le granit sont encore très visibles.
La voussure repose sur deux colonnettes engagées. La corbeille des chapiteaux, surmontée d’un tailloir carré, est sculptée de deux crochets d’angle très abîmés encadrés de deux boules aux extrémités. La base carrée, très usée, devait être surmontée d’un double tore. Les piédroits intérieurs sont ornés de colonnettes engagées dont la base carrée est elle aussi surmontée de deux tores. Ces piédroits supportent un épais linteau rectangulaire de granit surmonté de quelques plaquettes de schiste disposées à l’horizontale.
L’étage de la tour est percé sur chaque face d’une ouverture longue et étroite. Au-dessus s’élève une flèche octogonale de pierre aux angles adoucis par des tores, avec un petit gâble à fines colonnettes situé dans le prolongement de chaque ouverture. L’étage et la flèche de la tour dateraient du 15e ou du 16e siècle.
= Le choeur
Le choeur, à chevet plat, comporte deux travées. Les murs latéraux sont épaulés chacun de deux contreforts plats prenant appui sur un épais soubassement de pierre et soutenant la corniche. Au nord, on ne voit plus du contrefort séparant la première travée de la seconde que sa partie supérieure. Le reste a été détruit en 1832 pour laisser place à une baie. La plupart des modillons sont biseautés. Il subsiste toutefois au nord un modillon sculpté d’une tête humaine, et au sud un modillon semblable et deux autres sculptés chacun de deux têtes accolées peu visibles.
Les petites baies romanes ont été remplacées par deux grandes baies sans caractère percées en 1832 dans la première travée au nord et au sud. Au nord, deux petites baies bouchées à cette époque sont encore visibles, avec leurs piédroits de granit et le cintre de l’une d’elles creusé dans un linteau monolithe de granit.
Le chevet plat est prolongé par une construction à cinq pans ajoutée au 19e siècle et qui abrite la sacristie. En 1961, on a dégagé la baie du chevet bouchée par un mur de briques. Cette baie géminée, probablement contemporaine de la voûte du chœur, est visible de l’intérieur de la sacristie.
#Description intérieure
La nef est séparée de la base de la tour par un arc fourré et légèrement brisé aux claveaux irréguliers. Cet arc repose sur deux épais pilastres pris dans l’épaisseur du mur par l’intermédiaire d’une imposte moulurée en forme de bandeau chanfreiné.
Si l’arc fourré appartient à l’édifice roman, l’arc situé entre la base de la tour et le choeur semble avoir été entièrement remanié lors de la réfection du choeur au 15e ou 16e siècle. Cet arc est renforcé par un arc intérieur aux arêtes chanfreinées reposant sur des demi-colonnes engagées.