La travée entre choeur et nef est surmontée d’une voûte en croisée d’ogives sur plan barlong datant sans doute de la même époque que les voûtes en croisée d’ogives surmontant les deux travées du choeur.

#Datation

Une grande partie de l’édifice date de la seconde moitié du 12e siècle. Un ensemble très homogène est formé à l’extérieur par la majeure partie de la nef, la base de la tour et les murs latéraux du choeur. Le principal indice de datation est la porte sud de l’église, avec sa voussure moulurée d’un tore surmonté d’un chanfrein sculpté de dents-de-scie, tout comme son archivolte ornée de dents-de-scie en fort relief et reposant sur une tête sculptée. Les contreforts plats reposant sur un soubassement de pierre le long des murs latéraux de la nef et du choeur forment un trait d’architecture local que l’on retrouve notamment à Yquelon.

La nef pourrait avoir été terminée au 13e siècle, comme l’atteste la porte à l’arcade brisée présente dans le mur latéral nord. L’édifice a été remanié à la fin du 15e siècle ou au début du 16e siècle: à l’intérieur, remaniement de la travée sur laquelle repose la tour, construction d’une voûte en croisée d’ogives surplombant le choeur, percement d’une grande baie géminée dans le mur du chevet; à l’extérieur, construction de l’étage et de la flèche de la tour.

#Les restaurations

= Au 19e siècle

La façade occidentale fut entièrement remaniée en 1782. De grandes baies ouvertes dans la nef et le choeur ont remplacé les petites baies romanes en 1832 et 1833, avec deux baies romanes bouchées encore visibles dans le mur nord du choeur. Au lieu du chaume habituel, la toiture fut recouverte d’ardoises pour la première fois en 1835, puis refaite en 1937. Le plafond de bois de la nef fut remplacé par un plafond de plâtre en 1852. L’année suivante, toutes les maçonneries extérieures de la nef, du choeur et de la tour furent rejointoyées. Un carrelage fut posé sur le sol de la seconde travée du choeur en 1863. [3]

= Au 20e siècle

Une délibération du conseil municipal du 13 janvier 1961 a chargé Monsieur
Richard, maire de Bréville, de confier les travaux de restauration de l’église à
Jacques Traverse, architecte en chef des Monuments historiques. Ces travaux
furent exécutés entre 1961 et 1976.

En 1961, une baie géminée bouchée par un mur de briques fut découverte dans le mur du chevet. Cette baie est aujourd’hui visible de l’intérieur de la sacristie.