[3] Pigeon (Emile-Auber). Le diocèse d’Avranches. Coutances, Salettes, 1888, tome I, p. 128.
7. SAINT-JEAN-LE-THOMAS
[Le site / Emplacement / Histoire // L’église / Le plan / Les matériaux / Les appareils / Les enduits, sols, plafonds et toitures // Description extérieure / La façade occidentale / La nef / Le choeur / La tour // Description intérieure / La nef / Le choeur // Datation / Le choeur / La nef // Les restaurations des 19e et 20e siècles // Les décors peints // Documents // Notes]
#Le site
= Emplacement
Le bourg de Saint-Jean-le-Thomas se trouve sur la route côtière, à mi-chemin entre Granville et Avranches (voir la carte). Saint-Jean-le-Thomas était traversé par deux chemins montois: le chemin reliant le Mont Saint-Michel à Saint-Pair et le chemin reliant le Mont à Coutances. De plus, le chemin des grèves reliant le Mont à Saint-Pair traversait les dunes avant de gravir les falaises de Champeaux et de Carolles.
= Histoire
L’église est placée sous le vocable de Saint Jean-Baptiste. La paroisse de Saint-Jean-le-Thomas appartenait au doyenné de Genêts et à l’archidiachoné d’Avranches.
En 917, Guillaume Longue-Epée, second duc de Normandie, donna à l’abbaye du Mont Saint-Michel le village de Saint-Jean prope littu maris avec son église, son moulin, ses vignes et ses prés. Il donna à Saint-Jean le titre de villa alors que la plupart des autres paroisses ne portaient que le titre de villulae.
Au 11e siècle, Robert Ier donna de nouveau au Mont la seigneurie de Saint-Jean-au-bout-de-la-mer avec ses dépendances, à savoir Dragey et son église, Obret, Tissey, la forêt de Bivie (l’actuelle lande de Bévet), les bois de Néron et du Crapoult. Ces terres occupaient l’espace occupé actuellement par les communes de Champeaux, Saint-Michel-des-Loups et Carolles. [1]