Les deux petites baies en plein-cintre percées dans le mur occidental sont très ébrasées vers l’intérieur et vers le bas. Les pierres de granit formant les piédroits de la baie médiane bouchée dans le mur pignon sont très visibles.

Au sud, une grande cavité ménagée dans le mur et surmontée d’un arc en plein-cintre correspond à l’arcade du portail muré observé à l’extérieur. Une partie du mur sud est ornée de décors peints du 12e siècle.

Dans la partie orientale du mur sud de la nef, une chapelle carrée à plafond plat correspond à l’étage inférieur de la tour. La nef ouvre sur cette chapelle par une arcade en plein-cintre. L’arc à double rouleau aux arêtes légèrement chanfreinées repose sur deux pilastres par l’intermédiaire d’une imposte moulurée en forme de bandeau chanfreiné. Le bandeau se prolonge légèrement sur le mur sud de la nef.

= Le choeur

Le choeur est plus étroit que la nef. L’appareil des murs est formé de petits blocs de granit pris dans un mortier très épais, et les claveaux de briques des baies du mur nord sont visibles à l’intérieur. Seules les maçonneries formées d’un appareil irrégulier de moëllons de granit et de schiste sont recouvertes d’un enduit de ciment.

#Datation

= Le choeur

Le choeur présente des similitudes avec l’église souterraine du Mont Saint-Michel, Notre-Dame-sous-Terre. On retrouve des caractéristiques semblables. Les arcs des baies sont formés de claveaux de briques et les murs présentent un appareil de petits blocs de granit assez réguliers séparés par d’épais joints de mortier. Notre-Dame-sous-Terre fut construite par les premiers Bénédictins, qui s’installèrent au Mont après 966. Or Saint-Jean était à cette époque la propriété du Mont Saint-Michel. Il est donc tout à fait possible que l’église ait été construite ou reconstruite dans la seconde moitié du 10e siècle.

= La nef

La nef aurait été construite à la fin du 11e et au début du 12e siècle. Les indices de datation sont donnés par les portails.