= Le transept

Deux contreforts plats terminés par un léger glacis épaulent le mur nord du croisillon nord. Ce mur est percé d’une grande baie en plein-cintre. La base de la tour d’escalier est comprise dans les maçonneries du croisillon. Cette tour se termine par un toit en appentis couvert d’ardoises, qui vient contrebuter la base de la tour à hauteur du cordon chanfreiné inférieur.

Le mur oriental du croisillon sud a le même genre d’appareil que la chapelle latérale sud du choeur. Ce mur a visiblement été refait lors de la construction de cette chapelle.

La maçonnerie du mur sud présente un décalage très net à mi-hauteur, du fait de l’ouverture tardive d’une grande baie en plein-cintre. Le mur pignon, en léger retrait, porte un oculus aujourd’hui muré.

L’appareil du mur occidental est différent de celui des autres maçonneries. Il s’agit de gros blocs de granit assez réguliers, avec quelques plaquettes de schiste comme éléments de calage. Ce mur est percé d’un portail dont l’arcade en plein-cintre est formée de deux épaisses voussures non moulurées (voir le schéma). La voussure extérieure repose sur deux épaisses colonnettes engagées surmontées d’un tailloir carré et chanfreiné, qui se poursuit en un bandeau chanfreiné sur le nu du mur. La corbeille des chapiteaux est sculptée de gros crochets d’angle peu visibles. Le niveau du sol extérieur arrive à la base du fût des colonnettes. Dans le sol subsiste une base carrée surmontée d’un double tore.

La lourdeur et l’extrême simplicité du portail – épaisses colonnettes, voussures sans mouluration –laissent supposer qu’il appartenait à l’église ayant précédé l’église reconstruite et consacrée en 1157. Ce portail pourrait dater du 11e siècle. Le mur occidental date peut-être de la même époque.

= La tour

La tour, de proportions très vastes, est implantée à la croisée du transept.
Elle comprend deux étages.

L’étage inférieur est aveugle.

L’étage supérieur est ouvert au nord, au sud et à l’ouest par des baies géminées délimitées par de petites colonnettes engagées à tailloir et base carrés. Ces baies reposent sur le bandeau semi-circulaire séparant le premier étage du second. Durant une campagne de construction postérieure, elles ont été murées jusqu’à hauteur du tailloir et prolongées par des baies gothiques trilobées munies d’abat-sons. Aux deux-tiers de la tour environ, un moyen appareil de granit laisse la place à un appareil fait de blocs de granit beaucoup plus gros. Le mur oriental ne comporte pas de baies romanes, mais uniquement des baies trilobées gothiques.