Le mur nord est aveugle. Sa partie occidentale est percée d'une porte dont les voussures aux arcs brisés reposent sur de fines colonnettes. Cette porte date sans doute du 13e siècle.

Une porte romane est ouverte dans la base sud de la tour. Son arcade en plein-cintre est formée d'une voussure moulurée d'un tore. Le chanfrein surmontant le tore est sculpté de dents-de-scie peu visibles. Le claveau central de l'arcade est orné d'une grande tête en fort relief. L'archivolte est un épais bandeau orné de dents-de-scie sculptées en creux d'un rang de bâtons brisés. A droite, elle repose sur une pierre sculptée d'une tête humaine. A gauche, elle disparaît dans les maçonneries de la nef.

L'étage de la tour est percé sur chaque face d'une ouverture longue et étroite surmontée d'un petit gâble reposant sur de fines colonnettes. Au-dessus de la tour s'élève une flèche octogonale de pierre aux angles adoucis par des tores. L'étage et la flèche dateraient du 15e ou 16e siècle.

Les murs latéraux du choeur sont épaulés chacun de deux contreforts plats prenant appui sur un épais soubassement de pierre. Ces contreforts supportent une corniche dont les modillons sont presque tous biseautés. Au nord, un seul modillon est sculpté d'une tête humaine. Au sud, deux autres modillons sont chacun sculptés de deux têtes accolées peu visibles.

En 1832, deux baies sans caractère furent percées de chaque côté de la première travée. Ces baies ont remplacé les petites baies romanes primitives. Au nord, on voit encore les piédroits de granit de deux baies bouchées à cette époque, ainsi que le cintre de l'une d'elles.

Le chevet plat est prolongé par une construction à cinq pans du 19e siècle, qui abrite la sacristie. La baie du chevet, bouchée par un mur de briques, fut dégagée en 1961. Cette baie géminée, probablement contemporaine de la voûte du choeur, est visible dans la sacristie.

A l'intérieur de l'église, la nef est séparée de la base de la tour par un arc fourré et légèrement brisé aux claveaux irréguliers. Cet arc, qui appartient à l'édifice roman, repose sur deux épais pilastres pris dans l'épaisseur du mur. L'imposte des pilastres est moulurée en forme de bandeau chanfreiné. L'arc situé entre la base de la tour et le choeur a quant à lui été entièrement remanié lors de la réfection du choeur au 15e ou 16e siècle. Il a été renforcé par un arc intérieur aux arêtes chanfreinées reposant sur des demi-colonnes engagées.

La travée entre choeur et nef est surmontée d'une voûte en croisée d'ogives sur plan barlong. Cette voûte fut sans doute construite à la même époque que les voûtes en croisée d'ogives surmontant les deux travées du choeur.

Une grande partie de l'église date de la seconde moitié du 12e siècle, le principal indice de datation étant la porte sud. A l'extérieur, un ensemble roman assez homogène est formé par la majeure partie de la nef, la base de la tour et les murs latéraux du choeur. Les contreforts plats reposent sur un soubassement de pierre le long des murs latéraux du choeur. Un trait d'architecture local que l'on retrouve dans l'église d'Yquelon.

La nef pourrait avoir été terminée au 13e siècle puisque le mur nord dispose d'une porte à l'arcade brisée. L'église fut ensuite profondément remaniée à la fin du 15e ou au début du 16e siècle. A l'intérieur, transformation de la travée sur laquelle repose la tour, construction d'une voûte en croisée d'ogives au-dessus du choeur, percement d'une grande baie géminée dans le mur du chevet. A l'extérieur, construction de l'étage et de la flèche de la tour.