Seules les tours de Saint-Pair, Saint-Léonard-de-Vains et Saint-Loup sont entièrement romanes. Ces tours ont deux étages. Celle de Saint-Léonard, construite au début du 12e siècle, est percée à l’étage supérieur de longues arcatures jumelles en plein-cintre.

Celles de Saint-Pair et de Saint-Loup, édifices de la première moitié du 12e siècle, présentent des traits communs. Le premier étage est orné au nord et au sud de deux arcatures aveugles jumelles. Le second étage est percé d’une baie sur chaque face: une baie simple à Saint-Loup et une baie géminée à Saint-Pair. La tour est surmontée d’une corniche soutenue par des modillons.

Pour les autres églises, la base seule est romane, et les étages supérieurs sont plus récents. A Saint-Quentin, par exemple, les deux étages de la tour ont été construits au 13e siècle. A Genêts, la partie inférieure de l’étage est romane. La partie supérieure a été ajoutée dans les premières années du 17e siècle. Les baies géminées romanes ont été prolongées par des baies trilobées gothiques.

#L’architecture intérieure

= Les plafonds et les voûtes

Les nefs sont toujours plafonnées. Elles sont surmontées d’une voûte en berceau de bois refaite au 19e ou au 20e siècle. Seules les nefs de Bréville et Saint-Jean-le-Thomas possèdent une voûte en berceau de plâtre.

Certains choeurs sont plafonnés. Une voûte en berceau de bois surmonte le choeur de Saint-Jean-le-Thomas. Un plafond légèrement incurvé en plâtre surmonte celui d’Angey. Les choeurs de Bréville et de Saint-Pair ont reçu une voûte en croisée d’ogives au 15e ou au 16e siècle.

Seul le choeur d’Yquelon est surmonté d’une voûte en croisée d’ogives romane. Les ogives, très épaisses, sont moulurées de deux tores d’angle encadrant une petite moulure triangulaire saillante. Ces ogives reposent sur des culots. Les clefs de voûte sont sculptées de motifs géométriques en très bas relief inscrits dans un cercle.

Les bases des tours sont délimitées par d’épais piliers. Les arcs supportés par les piliers sont reçus par des pilastres (Angey, Bréville) ou des colonnes engagées jumelées (Saint-Pair, Genêts, Saint-Léonard, Saint-Quentin).

Ces arcs déterminent sous la tour une voûte d’arêtes. A Saint-Pair ou à Saint-Quentin, les arêtes reposent sur les angles rentrants formés par les dosserets des pilastres ou ceux des colonnes. A Genêts et Saint-Léonard, les arêtes sont reçues par des colonnes engagées de même profil que celles qui reçoivent les arcs.