A Angey, la travée supportant la tour est surmontée d’une voûte en croisée d’ogives. Les ogives, très épaisses, sont semblables à celles du choeur d’Yquelon et reposent elles aussi sur de gros culots.
= Les arcs
Les arcs intérieurs sont fourrés. Ils reposent sur les pilastres ou les colonnes par l’intermédiaire d’une imposte moulurée en forme de bandeau chanfreiné. Seules les impostes de Saint-Loup et de Saint-Quentin sont moulurées en quart-de-rond.
Les arcs des églises de la première moitié du 12e siècle sont en plein-cintre (Saint-Loup, Angey et Saint-Quentin) ou très légèrement brisés (Saint-Pair). Dans les églises de la seconde moitié du 12e siècle, à Bréville ou à Yquelon, les arcs sont légèrement brisés. Seuls les arcs à triple rouleau de la croisée du transept de Genêts ont un arc brisé beaucoup plus prononcé dû à l’influence du Mont Saint-Michel. C’est un abbé du Mont, Robert de Torigni, qui fit reconstruire l’église au milieu du 12e siècle.
#La sculpture
= Les chapiteaux
Les corbeilles des chapiteaux sont ornées de sculptures en bas relief d’une extrême simplicité, du fait de la dureté du granit. Les Normands étaient avant tout un peuple d’architectes. La sculpture était pour eux un art très secondaire qui se limitait la plupart du temps à une ornementation géométrique.
Les corbeilles sont le plus souvent ornées de crochets d’angle très simples. Certaines sont ornées de boules situées sous le tailloir (Bréville, Saint-Loup), d’autres de motifs végétaux: feuilles de chêne et glands à Saint-Pair, feuilles de chêne, volutes et feuilles d’acanthe très simplifiées à Sartilly. D’autres encore sont sculptées de têtes d’angle à Saint-Loup ou à Saint-Quentin.
Seules les élégantes volutes et feuilles ornant les corbeilles du portail de
Sartilly contrastent avec la simplicité et la maladresse de l’ensemble.
= Les modillons