En Belgique, la Maison de la Francité agit pour la défense et la promotion de la langue française à Bruxelles, seconde capitale internationale de langue française après Paris, et dans la Communauté française Wallonie-Bruxelles.
Au Québec, le dynamique Office de la langue française (OLF) (devenu ensuite l’Office québécois de la langue française - OQLF) est un organisme gouvernemental chargé d’assurer la promotion de la langue française. Il définit et conduit la politique québécoise en matière de linguistique et de terminologie. Il veille aussi à l'implantation et au maintien du français dans les milieux de travail et des affaires et dans les services administratifs.
= La Francophonie
Parlé dans près de cinquante pays, le français est le ciment d'une communauté linguistique vivante, comme en témoigne l’activité de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), une institution fondée sur le partage d'une langue et de valeurs communes, avec 47 états membres en 1997.
Une des tâches des instances politiques est de favoriser l’accès aux autoroutes de l’information. En application de la Résolution sur la société de l'information adoptée par les chefs d'Etat et de gouvernement à Cotonou (Bénin) en décembre 1995, une Conférence des ministres francophones chargés des inforoutes se déroule à Montréal (Québec) du 19 au 21 mai 1997. Datée du 21 mai 1997, la Déclaration de Montréal propose de "développer une aire francophone d'éducation, de formation et de recherche"; soutenir la création et la circulation de contenus francophones et contribuer à la sauvegarde et à la valorisation des patrimoines"; encourager la promotion de l'aire francophone de développement économique; mettre en place une vigie francophone (veille active); sensibiliser prioritairement la jeunesse ainsi que les utilisateurs, les producteurs et les décideurs; assurer la présence et la concertation des francophones dans les instances spécialisées."
S’il est le ciment de la communauté francophone, le français est aussi la deuxième langue officielle utilisée dans les organisations internationales, la première étant l'anglais. Malgré la pression anglophone, réelle ou supposée selon les cas, des francophones veillent à ce que le français ait sa place en Europe et dans le monde, au même titre que les autres grandes langues de communication que sont l’anglais, l’espagnol, l’arabe et le chinois. Là aussi, l’optique est aussi bien la défense d’une langue que le respect du multilinguisme et de la diversité des peuples.
2.2. Un exemple: la toile littéraire francophone
Même s’il reste beaucoup à faire, le web francophone se porte déjà fort bien en 1998, comme le montre la toile littéraire francophone, tissée d’un pays à l’autre et d’un continent à l’autre. Les amoureux de littérature peuvent désormais passer des journées entières à aller d’une oeuvre à l’autre et d’un site à l’autre, soit pour contribuer eux-mêmes au tissage de cette toile, soit pour en savourer les richesses par-delà les frontières. Frantext et l’ARTFL
Lancée par l’INaLF (Institut national de la langue française, France) en 1995, la base Frantext, en accès payant, comprend 180 millions de mots-occurrences émanant de 3.500 oeuvres des 16e-20e siècles dans le domaine des arts, des sciences et des techniques. Responsable du développement des bases textuelles à l’INaLF, Arlette Attali relate sa démarche en juin 1998: "J'ai été amenée à explorer les sites du web qui proposaient des textes électroniques et à les 'tester'. Je me suis donc transformée en 'touriste textuelle' avec les bons et mauvais côtés de la chose. La tendance au zapping et au survol étant un danger permanent, il faut bien cibler ce que l'on cherche si l'on ne veut pas perdre son temps. La pratique du web a totalement changé ma façon de travailler: mes recherches ne sont plus seulement livresques et donc d'accès limité, mais elles s'enrichissent de l'apport des textes électroniques accessibles sur internet. A l'avenir, je pense contribuer à développer des outils linguistiques associés à la base Frantext et à les faire connaître auprès des enseignants, des chercheurs, des étudiants et aussi des lycéens."
L’ARTFL Project (ARTFL: American and French Research on the Treasury of the French Language) est un projet commun du CNRS (Centre national de la recherche scientifique, France) et de l’Université de Chicago (Illinois, Etats-Unis).