"L’internet pose une foule de questions et il faudra des années pour organiser des réponses, imaginer des solutions, écrit en janvier 2001 Pierre Schweitzer, concepteur du baladeur de textes @folio. L’état d’excitation et les soubresauts autour de la dite 'nouvelle' économie sont sans importance, c’est l’époque qui est passionnante."
En effet, nombreuses sont les zones vierges à explorer, et nombreux sont les modèles - économiques ou non - à créer. Des choix politiques et culturels s’imposent puisque, aussi sophistiquées soient-elles, les technologies numériques ne sont jamais que des moyens permettant de véhiculer un contenu. On dispose maintenant des techniques permettant une très large diffusion des livres par-delà les frontières, les langues et les handicaps, et ceci à moindres frais. Reste à créer ou renforcer la volonté politique et culturelle dans ce sens, à tous les échelons.
Il importe aussi de ne pas oublier la formation des professionnels du livre, comme le précise Emilie Devriendt, élève professeure à l'Ecole nationale supérieure (ENS) de Paris et responsable du site Translatio. "Tous les cursus 'littéraires' sont loin de comprendre une formation obligatoire aux nouvelles technologies (qu'il s'agisse d'ailleurs de bureautique, de recherche documentaire ou d'analyse textuelle), explique-t-elle en février 2003. Or sans un apprentissage sérieux de ce type risque paradoxalement de se constituer une nouvelle forme d'analphabétisme au sein même d'une population intellectuelle, les étudiants, les enseignants, les chercheurs; ou, à tout le moins, une informatisation 'à deux vitesses' de cette population."
De plus, pour les oeuvres contemporaines, comment concilier respect du droit d’auteur et diffusion auprès d’un large public? L’activité des auteurs numériques et des éditeurs électroniques, commerciaux ou non, leur permettra-t-elle un jour de gagner leur vie? Ou devront-ils continuer d’être informaticiens, enseignants, traducteurs, etc., et exercer cette activité sur leur temps libre?
Il semblerait aussi que le système en place oublie trop souvent que ce sont les auteurs qui font les livres. Nombre d’entre eux se plaignent à juste titre d’être les parents pauvres de l’édition, ce qui est tout de même un comble. Il serait donc grand temps que les auteurs prennent leur destin en main, sans plus se laisser impressionner par tous ceux pour lesquels le livre ne sera jamais qu’un produit dégageant un profit, l’auteur étant le dernier servi. L’internet et les technologies numériques offrent de nouveaux outils, et des possibilités de diffusion sans précédent. Reste à créer de nouvelles structures pour l’édition et la distribution, en évitant de copier les anciennes.
# [ANNEXE] REPERTOIRES
[Répertoires généralistes / Répertoires de bibliothèques / Répertoires de bibliothèques numériques / Répertoires d'éditeurs / Répertoires de librairies / Répertoires de presse / Répertoires en sciences de l'information]
Sur la gigantesque encyclopédie qu'est le web, tous les secteurs du livre sont représentés. On y trouve les auteurs, les libraires, les éditeurs, les bibliothèques, la presse (secteur connexe du livre), sans parler des dizaines de milliers de livres du domaine public en accès libre. Voici vingt-cinq répertoires de qualité, francophones, anglophones et multilingues.
#Répertoires généralistes
= Bibliothèque nationale de France (BnF) - Signets (Les)