Désormais appelé WorldCat, et disponible sur abonnement payant, il comprend 38 millions de notices en 370 langues en 1998, avec translittération pour les caractères non romains des langues JACKPHY, à savoir le japonais, l'arabe, le chinois, le coréen (Korean en anglais), le persan, l'hébreu et le yiddish. L’accroissement annuel est de 2 millions de notices. WorldCat utilise huit formats bibliographiques correspondant aux catégories suivantes: livres, périodiques, documents visuels, cartes et plans, documents mixtes, enregistrements sonores, partitions et enfin documents informatiques.
En 2005, 61 millions de notices bibliographiques produites par 9.000 bibliothèques et centres de documentation sont disponibles dans 400 langues. En 2006, 73 millions de notices provenant de 10.000 organismes dans 112 pays permettent de localiser un milliard de documents. Une notice type contient la description du document ainsi que des informations sur son contenu (table des matières, résumé, couverture, illustrations, courte biographie de l’auteur).
Devenue la plus grande base mondiale de données bibliographiques, WorldCat migre progressivement sur le web, d’abord en rendant la consultation des notices possible par le biais de plusieurs moteurs de recherche (Yahoo!, Google et bien d’autres), puis en lançant en août 2006 une version web (bêta) de WorldCat en accès libre, qui propose non seulement les notices des documents mais aussi l'accès direct (gratuit ou payant) aux documents électroniques des bibliothèques membres: livres du domaine public, articles, photos, livres audio, musique et vidéos.
Le deuxième catalogue collectif mondial est géré par RLG (Research Library Group, qui devient ensuite Research Libraries Group). Fondé en 1980 en Californie, avec une antenne à New York, RLG se donne pour but d’améliorer l’accès à l’information dans le domaine de l’enseignement et de la recherche. RLG débute son propre catalogue sous le nom de RLIN (Research Libraries Information Network). Contrairement à WorldCat qui n'accepte qu'une notice par document, RLIN accepte plusieurs notices pour un même document.
En 1998, RLIN comprend 82 millions de notices dans 365 langues, avec des notices translittérées pour les documents publiés dans les langues JACKPHY et en cyrillique. Des centaines de dépôts d’archives, bibliothèques de musées, bibliothèques universitaires, bibliothèques publiques, bibliothèques de droit, bibliothèques techniques, bibliothèques d’entreprise et bibliothèques d’art utilisent RLIN pour le catalogage, le prêt inter-bibliothèques et le descriptif de leurs archives et manuscrits. Une des spécialités de RLIN est l’histoire de l’art. Alimentée par 65 bibliothèques spécialisées, une section spécifique comprend 100.000 notices de catalogues d’expositions et 168.500 notices de documents iconographiques (photographies, diapositives, dessins, estampes et affiches). Cette section inclut aussi les 110.000 notices de la base bibliographique Scipio, consacrée aux catalogues de ventes d'objets d'art.
En 2003, RLIN change de nom pour devenir le RLG Union Catalog, qui comprend désormais 126 millions de notices bibliographiques correspondant à 42 millions de documents (livres, cartes, manuscrits, films, bandes sonores, etc.). Au printemps 2004, une version web du catalogue est disponible en accès libre sous le nom de RedLightGreen, suite à une phase pilote lancée à l’automne 2003. La mise en ligne de RedLightGreen inaugure une ère nouvelle. C’est en effet la première fois qu’un catalogue collectif mondial est en accès libre, trois ans avant WorldCat. Destiné en premier lieu aux étudiants du premier cycle universitaire, RedLightGreen propose 130 millions de notices, avec des informations spécifiques aux bibliothèques d’un campus donné (cote, lien vers la version en ligne si celle-ci existe, etc.).
Après trois ans d’activité, en novembre 2006, le site RedLightGreen cesse ses activités, et les usagers sont invités à utiliser WorldCat, dont la version web (bêta) est en accès libre depuis août 2006. À la même date, le RLG est intégré à OCLC, qui gère désormais le seul catalogue collectif mondial. En mars 2010, WorldCat permet de localiser 1,5 milliard de documents et d'avoir directement accès à certains d'entre eux.
UNE INFORMATION MULTILINGUE
[Résumé] De pratiquement anglophone à ses débuts, le web, devenu multilingue, permet une large diffusion des textes électroniques sans contrainte de frontières. Mais la barrière de la langue est loin d’avoir disparu. Comme l'écrit si bien en août 1999 Maria Victoria Marinetti, professeur d’espagnol en entreprise et traductrice, «il est très important de pouvoir communiquer en différentes langues. Je dirais même que c’est obligatoire, car l’information donnée sur l'internet est à destination du monde entier, alors pourquoi ne l’aurions-nous pas dans notre propre langue ou dans la langue que nous souhaitons utiliser? Information mondiale, mais pas de vaste choix dans les langues, ce serait contradictoire, pas vrai?»
= De l'ASCII à l'Unicode