Cette encyclopédie multimédia permettra de rassembler textes, photos, cartes, bandes sonores et vidéos, avec une page web par espèce, en offrant un portail unique à des millions de documents épars, en ligne et hors ligne. Outil d’apprentissage et d’enseignement pour une meilleure connaissance de notre planète, l'encyclopédie sera à destination de tous: scientifiques, enseignants, étudiants, scolaires, médias, décideurs et grand public.

Ce projet collaboratif est mené par plusieurs grandes institutions:
Field Museum of Natural History, Harvard University, Marine Biological
Laboratory, Missouri Botanical Garden, Smithsonian Institution et
Biodiversity Heritage Library.

Le directeur honoraire du projet est Edward Wilson, professeur émérite à l’Université de Harvard, qui, dans un essai daté de 2002, fut le premier à émettre le voeu d’une telle encyclopédie. Cinq ans plus tard, en 2007, c'est désormais chose possible grâce aux avancées technologiques récentes: outils logiciels permettant l’agrégation de contenu, mash-up (à savoir le fait de rassembler un contenu donné à partir de nombreuses sources différentes), wikis de grande taille et gestion de contenu à vaste échelle.

La Biodiversity Heritage Library est un consortium des dix plus grandes bibliothèques des sciences de la vie (qui seront rejointes plus tard par d'autres bibliothèques). Le consortium entreprend la numérisation de 2 millions de documents, avec des dates de publication s’étalant sur deux cents ans, pour intégration progressive dans l'Encyclopedia of Life. En mai 2007, on compte 1,25 million de pages traitées dans les centres de numérisation de Londres, Boston et Washington, D.C., tous documents progressivement intégrés dans l’Internet Archive.

Le financement initial de l'Encyclopedia of Life est assuré par la MacArthur Foundation avec 10 millions de dollars US et la Sloan Foundation avec 2,5 millions de dollars. Un financement total de 100 millions de dollars serait nécessaire sur dix ans, avant que l'encyclopédie ne puisse s'autofinancer. La réalisation des pages web débute courant 2007. L’encyclopédie fait ses réels débuts sur le web à la mi-2008. Elle devrait être pleinement opérationnelle en 2012 et complète - c'est-à-dire à jour – en 2017. La version initiale sera d’abord en anglais avant d’être traduite en plusieurs langues par de futurs organismes partenaires.

L'encyclopédie sera aussi un «macroscope» permettant de déceler les grandes tendances à partir d’un stock d’informations considérable, à la différence du microscope permettant l’étude de détail. Elle permettra également à chacun de contribuer au contenu sous une forme s’apparentant au wiki, ce contenu étant ensuite validé ou non par des scientifiques.

Pour clore ce chapitre, voici une belle définition du web donnée par Robert Beard, professeur de langues et créateur de sites de dictionnaires, qui écrit en septembre 1998: «Le web sera une encyclopédie du monde faite par le monde pour le monde. Il n'y aura plus d'informations ni de connaissances utiles qui ne soient pas disponibles, si bien que l'obstacle principal à la compréhension internationale et interpersonnelle et au développement personnel et institutionnel sera levé. Il faudrait une imagination plus débordante que la mienne pour prédire l'effet de ce développement sur l'humanité.»

DES BEST-SELLERS NUMÉRIQUES

[Résumé] En 2003, des centaines de best-sellers sont vendus en version numérique sur Amazon.com, Barnes & Noble.com, Yahoo! eBook Store ou sur des sites d’éditeurs (Random House, PerfectBound, etc.). Le catalogue de Palm Digital Media approche les 10.000 titres, lisibles sur PDA (assistant personnel), avec 15 à 20 nouveaux titres par jour et 1.000 nouveaux clients par semaine. Numilog distribue 3.500 titres numériques (livres et périodiques) en français et en anglais. Mobipocket distribue 6.000 titres numériques dans plusieurs langues, soit sur son site soit dans des librairies partenaires. Les formats les plus utilisés sont le format PDF (pour l'Acrobat Reader puis l'Adobe Reader), le format LIT (pour le Microsoft Reader), le format PRC (pour le Mobipocket Reader) et le format OeB (pour de nombreux logiciels de lecture).

= Des logiciels de lecture