b) des situations de "sous-langues naturelles simples", comme l'implantation réussie en 1977 du système METEO qui traduit les prévisions météorologiques du ministère de l'Environnement canadien,
c) pour de très bonnes traductions de textes complexes, le couplage de l'humain et de la machine avant, pendant et après le processus de traduction automatique, couplage qui n'est pas forcément économique comparé à la traduction traditionnelle.
Les auteurs penchent plus pour "un poste de travail pour le traducteur humain" que pour un "traducteur robot":
"Les recherches récentes sur les méthodes probabilistes ont en effet permis de démontrer qu'il était possible de modéliser d'une manière extrêmement efficace certains aspects simples du rapport traductionnel entre deux textes. Par exemple, on a mis au point des méthodes qui permettent de calculer le bon "appariement" entre les phrases d'un texte et de sa traduction, c'est-à-dire d'identifier à quelle(s) phrase(s) du texte d'origine correspond chaque phrase de la traduction. Appliquées à grande échelle, ces techniques permettent de constituer, à partir des archives d'un service de traduction, un mémoire de traduction qui permettra souvent de recycler des fragments de traduction antérieures. Des systèmes de ce genre ont déjà commencé à apparaître sur le marché (Translation Manager II de IBM, Translator's Workbench de Trados, TransSearch du RALI, etc.).
Les recherches les plus récentes se concentrent sur des modèles capables d'établir automatiquement les correspondances à un niveau plus fin que celui de la phrase: syntagmes et mots. Les résultats obtenus laissent entrevoir toute une famille de nouveaux outils pour le traducteur humain, dont les aides au dépouillement terminologique, les aides à la dictée et à la frappe des traductions ainsi que les détecteurs de fautes de traduction."
5. RECHERCHE
[Dans ce chapitre:]
[5.1. Traduction automatique et recherche / 5.2. Linguistique computationnelle / 5.3. Ingénierie du langage / 5.4. Internationalisation et localisation]
5.1. Traduction automatique et recherche
Au sein du Laboratoire CLIPS (Communication langagière et interaction personne-système) de la Fédération IMAG (France), le Groupe d'étude pour la traduction automatique (GETA) est une équipe pluridisciplinaire formée d'informaticiens et de linguistes. Les thèmes de recherche du GETA concernent tous les aspects théoriques, méthodologiques et pratiques de la traduction assistée par ordinateur (TAO), et plus généralement de l'informatique multilingue. Le GETA est issu du CETA (1961- 1971), laboratoire pionnier de la traduction automatique en France.