Dès le premier mois, le GDT est consulté par 1,3 million de personnes, avec 60.000 requêtes par jour. La gestion du GDT est ensuite assurée par Convera Canada, avec 3,5 millions de requêtes mensuelles en février 2003. Une nouvelle version du GDT est mise en ligne en mars 2003. La gestion du dictionnaire est désormais assurée par l'OQLF lui-même, et non plus par une société prestataire, avec l’ajout du latin comme troisième langue.

2000 > LE PORTAIL YOURDICTIONARY.COM

[Résumé] Robert Beard, professeur de langues à l'Université Bucknell (États-Unis), crée d'abord en 1995 le site «A Web of Online Dictionaries» (800 liens en septembre 1998), qui est un répertoire de dictionnaires en ligne dans diverses langues, auquel s'ajoutent d'autres sections: dictionnaires multilingues, dictionnaires anglophones spécialisés, thesaurus, vocabulaires, grammaires, glossaires et méthodes de langues. Une section appelée Linguistic Fun propose des outils linguistiques pour non spécialistes. Robert Beard cofonde ensuite le portail yourDictionary.com en y intégrant son site précédent, avec mise en ligne en février 2000. Le portail répertorie 1.800 dictionnaires dans 250 langues en septembre 2003, et 2.500 dictionnaires dans 300 langues en avril 2007. Soucieux de servir toutes les langues sans exception, le portail propose aussi l'Endangered Language Repository, une section spécifique consacrée aux langues menacées.

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Professeur de langues à la Bucknell University (États-Unis), Robert Beard cofonde en février 2000 le portail yourDictionary.com, un portail pour toutes les langues sans exception qui intègre son premier site, «A Web of Online Dictionaries», créé en 1995.

«A Web of Online Dictionaries» est un répertoire de dictionnaires en ligne dans diverses langues, auquel s'ajoutent d'autres sections: dictionnaires multilingues, dictionnaires anglophones spécialisés, thesaurus, vocabulaires, grammaires, glossaires et méthodes de langues, sans oublier une section proposant des outils linguistiques pour non spécialistes, sous le nom de Linguistic Fun.

Robert Beard écrit en septembre 1998: «On a d'abord craint que le web représente un danger pour le multilinguisme, étant donné que le langage HTML et d'autres langages de programmation sont basés sur l'anglais et qu'on trouve tout simplement plus de sites web en anglais que dans toute autre langue. Cependant, le site web que je gère montre que le multilinguisme est très présent et que le web peut en fait permettre de préserver des langues menacées de disparition. Je propose maintenant des liens vers des dictionnaires dans 150 langues différentes et des grammaires dans 65 langues différentes. De plus, comme les concepteurs de logiciels de navigation manifestent une attention nouvelle pour la diversité des langues dans le monde, ceci va encourager la présence de davantage encore de sites web dans différentes langues.»

Cinq ans après le lancement de son premier site, Robert Beard cofonde le portail yourDictionary.com, qui intègre son site précédent, avec mise en ligne du portail en février 2000. Il explique en janvier 2000 : «Nos nouvelles idées sont nombreuses. Nous projetons de travailler avec l'Endangered Language Fund aux États-Unis et en Grande-Bretagne pour rassembler des fonds pour cette fondation et nous publierons les résultats sur notre site. Nous aurons des groupes de discussion et des bulletins d'information sur les langues. Il y aura des jeux de langue destinés à se distraire et à apprendre les bases de la linguistique. La page Linguistic Fun deviendra un journal en ligne avec des extraits courts, intéressants et même amusants dans différentes langues, choisis par des experts du monde entier.»

Soucieux de servir toutes les langues sans exception, le portail propose l'Endangered Language Repository, une section spécifique consacrée aux langues menacées. «Les langues menacées sont essentiellement des langues non écrites, explique Robert Beard à la même date. Un tiers seulement des quelque 6.000 langues existant dans le monde sont à la fois écrites et parlées. Je ne pense pourtant pas que le web va contribuer à la perte de l’identité des langues et j’ai même le sentiment que, à long terme, il va renforcer cette identité. Par exemple, de plus en plus d’Indiens d’Amérique contactent des linguistes pour leur demander d’écrire la grammaire de leur langue et de les aider à élaborer des dictionnaires. Pour eux, le web est un instrument à la fois accessible et très précieux d’expression culturelle.»

En septembre 2003, yourDictionary.com répertorie 1.800 dictionnaires dans 250 langues, ainsi que d’autres outils linguistiques: vocabulaires, grammaires, glossaires, méthodes de langues, etc. En avril 2007, 2.500 dictionnaires et grammaires sont disponibles dans 300 langues.