# Les Etext Archives

Les Etext Archives sont créées en 1992 par Paul Southworth, et hébergées par le site web de l’Université du Michigan (États-Unis). Elles sont «un lieu d’accueil pour les textes électroniques de tout genre, du sacré au profane, et du politique au personnel», sans juger de leur contenu.

Cinq ans plus tard, elles comportent six sections: (a) une section «E- zines», qui regroupe des textes électroniques périodiques qui vont du professionnel au personnel; (b) une section «Politics», qui regroupe des zines politiques, des essais et des pages de groupes politiques; (c) une section «Fiction», qui regroupe des publications d’auteurs amateurs; (d) une section «Religion», qui regroupe des textes religieux grand public ou non; (e) une section «Poetry», qui est un mélange éclectique de poésie surtout amateur; et enfin (f) une section «Quartz», qui comprend les archives auparavant hébergées à quartz.rutgers.edu.

Comme indiqué à l’époque sur le site, “le web venait de débuter [en 1992], le gopher était la nouvelle technologie de pointe et le FTP était encore le protocole standard d’extraction de l’information pour la grande majorité des utilisateurs. L’origine du projet a incité de nombreuses personnes à l’associer avec l’Université du Michigan, bien qu’il n’ait existé aucune relation officielle et que le projet soit entièrement le fait du travail des volontaires et de dons personnels. Le matériel est la propriété exclusive des responsables du projet. Le projet a été lancé en réponse à l’absence d’archivage organisé de documents politiques, de périodiques et de discussions diffusées par le biais de Usenet sur des newsgroups tels que alt.activism, misc.activism.progressive et alt.society.anarchy. Le groupe alt.politics.radical-left a rejoint le projet plus tard et il était aussi une source importante de documents et de contributeurs réguliers. Peu de temps après, les zines électroniques (e-zines) ont débuté leur prolifération rapide sur l’internet, et il était clair que ces publications souffraient de la même absence de collecte coordonnée et de préservation, sans parler du fait que la frontière était floue entre les e-zines (qui à l’époque était surtout liés au hacking, au phreaking et à l’anarchisme internet) et les documents politiques présents sur l’internet, si bien que la plupart des e-zines étaient en phase avec l’objectif original des Etext Archives. Une chose en amenant une autre, des e-zines de toutes sortes - dont de nombreux titres sur divers sujets culturels non liés à la politique - ont fini par envahir nos archives en volume significatif.”

# L’E-Zine-List

L’E-Zine-List est créée en été 1993 par John Labovitz pour recenser les e-zines circulant dans le monde entier et accessibles par FTP (File Transfer Protocol), gopher (système d’information à base de menus textuels à plusieurs niveaux), courriel, le web ou d’autres services. La liste est actualisée une fois par mois.

Comment l’E-Zine-List débute-t-elle? Dans l’historique présent sur le site, John relate qu’à l’origine son intention est de faire connaître Crash, un zine imprimé dont il souhaite proposer une version électronique. À la recherche de répertoires, il ne trouve que le groupe de discussion alt.zines et des archives comme The Well et les Etext Archives. Lui vient alors l’idée d’un répertoire organisé. Il débute avec douze titres classés manuellement sur un traitement de texte. Puis il écrit sa propre base de données.

En cinq ans, de 1993 à 1998, les quelques dizaines d'e-zines deviennent plusieurs centaines, et la signification même d’e-zine s’élargit pour recouvrir tout type de publication publiée par voie électronique, même si, selon John, «il subsiste toujours un groupe original et indépendant désormais minoritaire qui continue de publier suivant son coeur ou de repousser les frontières de ce que nous appelons un zine.» L’E-Zine- List recense 3.045 titres en novembre 1998. John poursuit encore la liste pendant quelques années avant de passer le relais à d’autres.

1993 > L'ONLINE BOOKS PAGE, LISTE DE LIVRES EN LIGNE

[Résumé] Alors que certains numérisent les oeuvres littéraires du domaine public, comme le Projet Gutenberg et des projets connexes, d'autres se donnent pour tâche de répertorier celles qui sont en accès libre sur le web, en offrant au lecteur un point d’accès commun. C’est le cas de John Mark Ockerbloom, doctorant à l’Université Carnegie Mellon (Pittsburgh, Pennsylvanie, États-Unis), qui crée l’Online Books Page en janvier 1993 afin de recenser les livres anglophones du domaine public en accès libre sur le web. En 1999, il rejoint l’Université de Pennsylvanie pour travailler à la R&D (recherche et développement) de la bibliothèque numérique. À la même époque, il y transfère l'Online Books Page tout en gardant la même présentation, très sobre, et tout en poursuivant son travail d’inventaire dans le même esprit. Ce répertoire recense 12.000 titres en 1999, 20.000 titres en 2003 (dont 4.000 titres publiés par des femmes), 25.000 titres en 2006, 30.000 titres en 2007 (dont 7.000 titres du Projet Gutenberg) et 35.000 titres en 2010.