# Le site de Gabriel
Gabriel est l’acronyme de «Gateway and Bridge to Europe’s National Libraries». On lit sur le site que le choix de ce nom «rappelle également les travaux de Gabriel Naudé, dont l’"Advis pour dresser une bibliothèque" (Paris, 1627) est le premier travail théorique en Europe sur les bibliothèques et qui constitue ainsi un point de départ sur les bibliothèques de recherche modernes. Le nom Gabriel est aussi employé dans de nombreuses langues européennes et vient de l'Ancien Testament, Gabriel étant l'un des archanges, ou messager céleste. Il est également présent dans le Nouveau Testament et dans le Coran.»
Plus prosaïquement, le site offre en 1998 des liens hypertextes vers
les services internet des 38 bibliothèques nationales participantes
(Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Estonie,
Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie,
Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macédoine, Malte, Norvège, Pays-
Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque,
Roumanie, Royaume-Uni, San Marino, Suède, Suisse, Turquie et Vatican).
Les services internet sont très divers d’une bibliothèque à l’autre, avec une liste complète disponible par bibliothèque. Ces services sont par exemple des catalogues en ligne appelés aussi OPAC (Online Public Access Catalogues), des bibliographies nationales, des catalogues collectifs nationaux, des index de périodiques, des serveurs web et des gophers (à savoir des systèmes d’information à base de menus textuels à plusieurs niveaux). Une rubrique spécifique informe des projets communs à plusieurs pays. La recherche sur Gabriel est possible par pays et par type de services.
# L’historique de Gabriel
Comment Gabriel voit-il le jour? L’idée d’un projet commun aux bibliothèques nationales européennes naît lors de la réunion annuelle de la CENL (Conference of European National Librarians) en 1994 à Oslo (Norvège). Le projet débute par un tableau d’affichage électronique commun qui est régulièrement actualisé avec les projets internet en cours.
En mars 1995, une nouvelle réunion rassemble les représentants des bibliothèques nationales du Pays-Bas (Koninklijke Bibliotheek), du Royaume-Uni (British Library) et de Finlande (Helsinki University Library), qui dessinent un projet pilote et sont rejoints ensuite par les bibliothèques nationales d’Allemagne (Die Deusche Bibliothek), de France (Bibliothèque nationale de France) et de Pologne (Biblioteka Narodowa). Gabriel décrirait leurs services et collections en tentant d’inciter d’autres bibliothèques nationales à participer au projet.
Lancé en septembre 1995, le premier site Gabriel est géré par la
British Library, qui s’occupe de sa maintenance éditoriale, avec deux
sites miroirs sur les serveurs des bibliothèques nationales des Pays-
Bas et de Finlande.
La seconde étape se déroule entre octobre 1995 et septembre 1996. Les bibliothèques nationales n’ayant pas participé à la phase pilote sont invitées à se joindre au projet puisqu’elles ont débuté en parallèle leur propre site web et leur catalogue en ligne, si bien que le nombre de bibliothèques utilisant Gabriel en tant que portail commun s’accroît.
Pendant sa réunion annuelle en septembre 1996 à Lisbonne (Portugal), la CENL décide de prendre Gabriel sous son ombrelle et de lancer un portail officiel plus conséquent à compter de janvier 1997. Désormais trilingue (anglais, allemand, français), Gabriel est maintenu par la bibliothèque nationale des Pays-Bas (Koninklijke Bibliotheek), avec quatre sites miroir sur les serveurs des bibliothèques nationales du Royaume-Uni, de Finlande, d’Allemagne et de Slovénie.