C'est l'UREC (Unité réseaux du Centre national de la recherche scientifique) qui, en France, lance le premier annuaire de sites web francophones. L'annuaire de l'UREC a pour but de se familiariser avec le web sans se noyer dans la masse d'informations mondiale, et de connaître les sites qui petit à petit fleurissent en langue française. Créé début 1994, il recense d'abord les sites académiques avant de devenir plus généraliste. D'autres annuaires voient ensuite le jour, dont certains débutés avec l'aide de l'UREC. Le nombre de sites web, y compris commerciaux, augmente de manière exponentielle, si bien que la gestion d'un annuaire généraliste devient difficile. En juillet 1997, considérant sa mission comme accomplie, l'UREC arrête la mise à jour de cet annuaire généraliste, et le remplace par un annuaire spécialisé consacré à l'enseignement supérieur et à la recherche.
Le français n'est pas seulement la langue du Québec, de la France et d'une partie de la Belgique et de la Suisse. Il est parlé dans de nombreux pays - dont un certain nombre de pays africains - ce qui représente 500 millions de personnes. Créée en 1970 pour regrouper 21 États francophones, l'Agence de la Francophonie en compte 47 en 1997. Cette agence se veut un "instrument de coopération multilatérale née d'un idéal, celui de créer une communauté qui fasse entendre sa voix dans le concert des nations."
Une Conférence des ministres francophones chargés des inforoutes a lieu à Montréal (Québec) en mai 1997. Datée du 21 mai 1997, la Déclaration de Montréal propose de "développer une aire francophone d'éducation, de formation et de recherche; soutenir la création et la circulation de contenus francophones et contribuer à la sauvegarde et à la valorisation des patrimoines; encourager la promotion de l'aire francophone de développement économique; mettre en place une vigie francophone (veille active); sensibiliser prioritairement la jeunesse ainsi que les utilisateurs, les producteurs et les décideurs; assurer la présence et la concertation des francophones dans les instances spécialisées."
Par ailleurs, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) crée le réseau internet REFER pour desservir la communauté scientifique et technique en Afrique, en Asie et en Europe orientale, avec 24 pays participants en 2002.
S'il est la langue des pays francophones, le français est aussi la deuxième langue utilisée dans les organisations internationales. Malgré la pression anglophone - réelle ou supposée selon les cas -, des francophones veillent à ce que leur langue ait une place significative en Europe et dans le monde, au même titre que les autres grandes langues de communication que sont l'anglais, l'arabe, le chinois et l'espagnol. Là aussi, l'optique est aussi bien la défense d'une langue que le respect du multilinguisme et de la diversité des peuples.
ENCODAGE: DE L'ASCII A L'UNICODE
= [Citation]
Olivier Gainon, fondateur de CyLibris et pionnier de l’édition littéraire en ligne, écrit en décembre 2000: "Il faut que le réseau respecte les lettres accentuées, les lettres spécifiques, etc. Je crois très important que les futurs protocoles permettent une transmission parfaite de ces aspects - ce qui n’est pas forcément simple (dans les futures évolutions de l’HTML ou des protocoles IP, etc.). Donc il faut que chacun puisse se sentir à l’aise avec l’internet et que ce ne soit pas simplement réservé à des (plus ou moins) anglophones. Il est anormal aujourd’hui que la transmission d’accents puisse poser problème dans les courriers électroniques. La première démarche me semble donc une démarche technique. Si on arrive à faire cela, le reste en découle: la représentation des langues se fera en fonction du nombre de connectés, et il faudra envisager à terme des moteurs de recherche multilingues."
= ASCII
Communiquer dans plusieurs langues implique d’avoir des systèmes d'encodage adaptés à nos alphabets ou idéogrammes respectifs.