Signé comte de Pradel.»

Paris, le 10 mars 1816.

Madame la Marquise,

J'attendais votre arrivée avec impatience, pour avoir l'honneur de vous adresser la lettre que j'ai reçue de M. le comte de Pradel, et qu'il m'a écrite en réponse à celle que je l'avais prié de mettre sous les yeux de Sa Majesté.

J'en joins ici la copie.

Vous verrez que le roi a daigné favorablement accueillir ma demande, dictée par le voeu de tous ceux qui ont eu l'honneur de faire partie de la compagnie des grenadiers à cheval.

Je ne saurais assez vous exprimer combien je me trouve heureux d'avoir à vous transmettre cette grâce de Sa Majesté.

Je remettrai donc à votre volonté, Madame, les étendards de ce corps, et nous verrons tous avec une vive satisfaction la famille de l'incomparable chef qui nous était si cher, en devenir dépositaire.

Vous ne les trouverez pas tout-à-fait semblables à la description que j'en avais faite dans ma lettre au roi.

Comme ils n'avaient encore été ni bénis, ni reçus; comme ce n'était pas d'ailleurs la compagnie qui avait été chargée de leur confection, nous ne les avions pas encore vus, et nous les croyions, d'après des rapports un peu inexacts, tels que je les avais dépeints.