Durant les quelques jours que j'ai passés à l'Exposition de Paris, la semaine dernière, j'ai pu me rendre compte que la plupart des gens ne s'occupaient plus du boulangisme qu'à la manière dont un chasseur fixe l'oiseau mortellement blessé pour le voir tournoyer, descendre et s'abattre.
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167.—Vendredi 27 décembre.
Les journaux annoncent que Mme de Bonnemain vient d'hériter une fortune de trois millions que lui a laissée sa tante, Mme Dézoneaux, veuve d'un notaire, décédée ces jours derniers.
Je devine que c'est cette vieille tante de Mme Marguerite qui, à peu près seule de toute sa famille, lui voulait du bien.
168.—Mercredi 1er janvier 1890.
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Oh! le triste jour de l'an pour lui! Oh! la navrante place qu'occupe dans sa vie cette année 1889 qui a commencé si rayonnante, au seuil de son plus vertigineux triomphe, et qui s'est continuée brusquement par sa fuite, par son procès, par sa condamnation, pour s'achever par sa défaite, maintenant irréparable, quoi qu'en puissent dire ses rares amis.