Avec un art consommé de roublard, il rompit les chiens.

—Faut que j’ m’en aille, dit-il. A revoir!

Il tendit la main, sa main durcie de paysan-soldat. Et Fanny, pour la première fois, remarqua sa petitesse, qu’il tenait d’elle.

Berthe la serra mollement en réfléchissant toujours. Fanny la prit en tremblant. C’était la première fois qu’elle touchait son fils. Une langueur l’envahit tout entière. Que c’était doux!

L’étreinte se desserra. Elle restait tremblante, oppressée, les yeux mouillés. Le gars regardait Berthe.

Alors, comme frappée d’une idée subite, celle-ci dit avec décision:

—On vous écrira.

Le gars enregistra gravement:

—Bon.

Il alla vers la porte. Fanny étendit la main. Voilà. Le moment était venu: