—Berthe! cria-t-elle.
Berthe la regarda étonnée. Que pouvait-elle avoir à demander? On arrangeait tout pour elle.
Fanny comprit si complètement, cette fois, que tout son courage défaillit. Eh bien, oui, après tout, accepter cela encore; le laisser partir sans savoir son nom; ne pas lutter, ne pas même intervenir.
—Rien, rien, dit-elle en se passant la main sur le front d’un air un peu égaré.
Ce fut pourtant comme si cette pensée fulgurante avait jailli de son cerveau dans celui de sa sœur, car Berthe se retourna vers le soldat:
—Mais, à propos, comment l’adresser?
Du seuil, il se retourna:
—Au 200ᵉ de ligne, 6ᵉ bataillon, 3ᵉ compagnie, à Lisieux.
A son tour, elle hésitait, arrêtée devant l’obstacle monstrueux que toute sa ruse n’avait pas prévu.