—C’est ça, c’est ça. Bien, au revoir, mon garçon.

Il les regardait toujours, et quelque chose du mystère qui s’agitait là parut filtrer jusqu’à lui. Il eut un mince sourire.

—On m’appelle comme ça, fit-il.

Et son regard acheva la phrase si nettement que tous crurent l’entendre dire: «Mais ce n’est pas mon nom.»

Le silence dura un peu trop pour ne pas devenir dangereux. Enfin, Félix ajouta tout haut:

—Parce que je suis resté longtemps avec les Malandain.

Il se mit à rire niaisement, de la façon la plus inattendue.

—C’est un «surpiquet», un surnom, qu’ils appellent. Je suis «dit Malandain».

Il s’arrêta de rire et ajouta avec une sorte de solennité:

—Mon nom, c’est...