—«Mon ami, voudriez-vous mettre le lit de l’enfant de votre côté? Il est trop près du calorifère.»
Je déplaçai le petit lit. Mais je trébuchai sur le tapis, et j’éveillai l’enfant. Je m’assoupis une fois de plus, pendant que ma femme apaisait la malade. Mais à travers les nuages de mon assoupissement me parvinrent ces paroles:
—«Mortimer, il nous faudrait de la graisse d’oie. Voulez-vous sonner?»
Je sautai du lit tout endormi et je marchai sur un chat, qui miaula de protestation, et que j’aurais calmé d’une correction si une chaise n’avait pas reçu le coup à sa place.
—«Mortimer, quelle idée avez-vous d’allumer le gaz, pour réveiller encore l’enfant?»
—«Je veux voir si je me suis blessé, Caroline.»
—«Bon. Regardez aussi la chaise. Elle doit être en morceaux. Pauvre chat! Supposez que...»
—«Je ne suppose rien du tout à propos du chat. Cela ne serait pas arrivé si vous aviez dit à Maria de rester ici et de veiller à des choses qui sont de sa compétence et non de la mienne.»
—«Mortimer, vous devriez rougir de faire de telles réflexions. C’est une pitié que vous refusiez de rendre ces petits services, à un moment aussi pénible, quand votre enfant...»
—«Là, là, je ferai ce que vous voudrez. Mais j’aurai beau sonner, personne ne viendra. Tout le monde dort. Où est la graisse d’oie?»