—«Parfait.—Cinq hommes.—C’est noté. Quelles nationalités préfère-t-il?»
—«Il est tout à fait indifférent à la nationalité. Il préfère les gens qu’il connaît, mais il n’a pas de parti pris contre les étrangers.»
—«Très bien! Maintenant, les bibles. Combien de bibles peut-il manger à un repas?»
—«Il en mangera une édition tout entière.»
—«Ce n’est pas assez explicite. Parlez-vous de l’édition ordinaire, in-octavo, ou de l’édition de famille, illustrée?»
—«Je ne crois pas qu’il se préoccupe des illustrations. C’est-à-dire je ne pense pas qu’il fasse plus de cas des éditions illustrées que des autres.»
—«Vous ne saisissez pas ma pensée. Je parle du volume. L’édition ordinaire in-octavo pèse environ deux livres et demie, tandis que la grande édition in-quarto, avec les illustrations, pèse dix ou douze livres. Combien de bibles de Doré mangerait-il à un repas?»
—«Si vous connaissiez l’animal, vous ne demanderiez pas. Il prendrait tout ce qu’on lui donnerait.»
—«Eh bien, calculez alors en dollars et en centimes. Il nous faut arriver à nous fixer. Le Gustave Doré coûte cent dollars l’exemplaire, en cuir de Russie, reliure à biseaux.»
—«Il lui faudrait une valeur d’environ cinquante mille dollars; mettons une édition de cinq cents exemplaires.»