— Qu’allez-vous faire, alors ?
— Je vais aller en reconnaître un, et l’enverrai à son malheureux père.
— Mais, papa, avez-vous jamais vu le jeune homme ?
— Non, Gwendolen, pourquoi ?
— Alors, comment le reconnaîtrez-vous ?
— Mon Dieu ! les journaux disent qu’aucun n’est reconnaissable ; j’enverrai donc l’un des cadavres au père, n’importe lequel.
Gwendolen ne chercha pas à contredire son père ; elle savait que rien ne modifierait sa décision ; elle devinait aussi qu’il serait trop heureux de jouer un rôle officiel dans une circonstance semblable. Elle se tut donc jusqu’au moment où son père demanda un panier.
— Un panier, papa ? Pourquoi faire ?
— Il pourrait bien y avoir des cendres à ramasser !