—Oui, répondit M. Bill.
—Et l’autre?
—A ma femme, continua M. Bill; d’ailleurs cela ne regarde personne; passez votre chemin, s’il vous plaît!
L’étranger se retourna, et fixant son attention sur ce qui se passait sur la piste, s’écria:
—Je peux monter ce cheval.
A peine l’individu avait-il prononcé ces mots qu’il trébucha et s’aplatit dans la sciure de bois, deux pas derrière les talons du cheval. Toute l’assistance, à l’exception du Colonel Grice, se leva et se mit à crier d’horreur:
—Relevez-le, Bill, emportez-le! cria le colonel Grice.
M. Bill ne se le fit pas dire deux fois: déposant ses deux bébés dans le giron de sa femme, il s’efforça d’entraîner le pochard hors de la piste. Ce dernier se débattait et cherchait à revenir en arrière.
—Voyons, mon ami, dit M. Bill, j’ignore qui vous êtes, et personne ici n’a l’air de vous connaître; voyez-vous, si je n’avais pas tenu Rom et Rem...
L’individu se débattit de plus belle; M. Bill le prit à bras-le-corps, mais recevant un croc-en-jambe, il tomba à plat ventre; l’étranger en profita pour s’élancer de nouveau sur la piste, derrière le cheval. Le chef-écuyer semblait fort embarrassé.