Dans cette lettre fort curieuse, Napoléon défend à sa femme de voir madame Tallien sous aucun prétexte. «Si tu tiens à mon estime, et si tu veux me plaire, ne transgresse jamais le présent ordre... Un misérable l'a épousée avec huit bâtards. Je la méprise elle-même plus qu'avant. Elle était une fille aimable; elle est devenue une femme d'horreur et infâme. Je serai à Malmaison bientôt. Je t'en préviens pour qu'il n'y ait point d'amoureux la nuit; je serais fâché de les déranger.....»
Née à Saragosse vers 1775, Mme Tallien divorça et épousa en 1805, M. de Caraman, qui devint peu après Prince de Chimay; elle mourut le 15 janvier 1835; M. Arsène Houssaye, lui a consacré sous le titre de Notre-Dame de Termidor, un volume où la fantaisie tient plus de place que la vérité historique.
[26] Joséphine, née en 1763, avait près de trente-huit ans lorsque Zoloé fut livrée à l'impression.
[27] Le comte François de Cabarus, né à Bayonne, mort en 1810, célèbre par ses opérations financières en Espagne.
[28] Il existe divers manuscrits du procès fait à ce monstre exécrable, qui subit, le 25 octobre 1440, le dernier supplice, peine bien douce de tant de forfaits. Voir, Desessarts, Procès fameux;, la Bibliographie universelle, etc.
[29] Voir les Fous littéraires. Bruxelles, Gay et Doucé, 1680, p. 171.