— Il n’est pas fixé… J’ai promis de donner encore les vacances prochaines à papa. Tout cela est très secret… Garde-le pour toi !
— Et… est-ce que je connais celui qui ?…
Un sourire détend l’arc délié de la bouche souple. Raymonde ne saurait définir pourquoi une subite timidité refrène ses questions. Évelyne, si claire, si lisible habituellement, lui paraît tout à coup énigmatique, insolite, mystérieuse.
Mlle Davier, laissant tomber le sujet à peine effleuré, s’approche du piano, placé dans l’angle de la fenêtre.
— Ce cher vieux Pleyel, tant de fois tourmenté ! Et comme en notre temps, la romance de Martha sur le pupitre !
Elle rabat le couvercle, et debout devant l’instrument, fait courir ses doigts sur le clavier.
« Ton destin, fraîche rose,
« N’a pas même un printemps.
. . . . . . . . . .
« Briller et disparaître,