Et s’adiugeant aux taux de noz affections,

Fait que par le caprice, & non par le merite,

Le blasme, & la loüange au hazard se debite :

Et peut vn ieune sot, suiuant ce qu’il conçoit,

Ou ce que par ses yeux son esprit en reçoit,

Donner son iugement, en dire ce qu’il pense,

Et mettre sans respec nostre honneur en balance.

Mais puis que c’est le tans, mesprisant les rumeurs

Du peuple, laisson là le monde en ces humeurs,

Et si selon son goust, vn chacun en peut dire,