Au seul trait de ses yeux, si puissans sur les ames,
Les cœurs les plus glacez sont tous brulans de flames,
Et fut-il de metail, ou de bronze, ou de roc,
Il n’est Moine si sainct qui n’en quittast le froc.
Ainsi moy seulement sous l’Amour ie ne plie,
Mais de tous les mortels la nature accomplie
Flechit sous cest Empire, & n’est homme icy bas,
Qui soit exempt d’amour, non plus que du trepas.
Ce n’est doncq’ chose estrange (estant si naturelle)
Que ceste passion me trouble la ceruelle,