M’empoisonne l’esprit, & me charme si fort,

Que i’aimeray, ie croye, encore apres ma mort.

Marquis voilà le vent dont ma nef est portée,

A la triste mercy de la vague indomtée,

Sans cordes, sans timon, sans etoille, ny iour,

Reste ingrat, & piteux de l’orage d’amour,

Qui contant de mon mal, & ioyeux de ma perte,

Se rit de voir de flots ma poitrine couuerte,

Et comme sans espoir flote ma passion,

Digne non de risée, ains de compassion.