Se pleignent doucement du mal qui vient d’aymer,
Ou bien lors que Ceres de fourment se couronne,
Ou que Bacchus souspire amoureux de Pomone,
Ou lors que le saffran, la derniere des fleurs,
Dore le Scorpion de ses belles couleurs,
C’est alors que la verue insolemment m’outrage,
Que la raison forcee obeyt à la rage,
Et que sans nul respect des hommes ou du lieu,
Qu’il faut que i’obeisse aux fureurs de ce Dieu :
Comme en ces derniers iours les plus beaux de l’annee,