En quel obscur seiour le Ciel m’a-il reduit,

Mes beaux iours sont voilez d’vne effroyable nuit,

Et dans vn mesme instant comme l’herbe fauchee,

Ma ieunesse est seichee.

Mes discours sont changez en funebres regrets,

Et mon ame d’ennuis est si fort esperduë,

Qu’ayant perdu Madame en ces tristes forests,

Ie crie, & ne sçay point ce qu’elle est deuenuë.

O bois ! ô prez ! ô monts ! qui me fustes iadis

En l’Auril de mes iours vn heureux Paradis,