Gesné de tant d’ennuis, ie m’estonne comment

Enuironné d’Amour & du fascheux tourment,

Qu’entre tant de regrets son absence me liure,

Mon esprit a peu viure.

Le bien que i’ay perdu me va tyrannisant,

De mes plaisirs passez mon ame est combatuë,

Et ce qui rend mon mal plus aigre & plus cuisant,

C’est qu’on ne peut sçauoir ce qu’elle est deuenuë.

Et ce cruel penser qui sans cesse me suit,

Du traict de sa beauté me pique iour & nuict,