Ha triste souuenir d’vn bien si tost passé,
Las ! pourquoy ne la voy-ie ? ou pourquoy l’ay-ie veuë ?
Ou pourquoy mon esprit d’angoisses oppressé,
Ne peut-il descouurir ce qu’elle est deuenuë.
En vain, helas ! en vain, la vas-tu dépaignant
Pour flatter ma douleur, si le regret poignant
De m’en voir separé, d’autant plus me tourmente
Qu’on me la represente.
Seulement au sommeil i’ay du contentement,
Qui la fait voir presente à mes yeux toute nuë,