Comment ! que ie l’oublie ? Hà Dieu ie ne le puis,

L’oubly n’efface point les amoureux ennuis

Que ce cruel tyran a graué dans mon ame

En des lettres de flame.

Il me faut par la mort finir tant de douleurs,

Ayons donc à ce point l’ame bien resoluë,

Et finissant nos iours finissons nos mal-heurs,

Puis qu’on ne peut sçauoir ce qu’elle est deuenuë.

Adieu donc clairs Soleils, si diuins & si beaux,

Adieu l’honneur sacré des forests & des eaux,