CLORIS.
La honte ainsi dément ce que l’Amour decelle,
La flamme de ton cœur par tes yeux étincelle :
Et ton silence mesme en ce profond malheur,
N’est que trop eloquent à dire ta douleur :
Tout parle en ton visage, & te voulant contraindre,
L’Amour vient malgré toy sur ta léure à se plaindre :
Pourquoy veux-tu Phylis, aymant comme tu fais,
Que l’Amour se demente en ses propres effets ?
Ne sçay-tu que ces pleurs, que ces douces œillades,