Ces yeux qui se mourant font les autres malades,
Sont theatres du cœur où l’Amour vient iouër
Les pensers que la bouche a honte d’auouër ?
N’en fay doncq’ point la fine & vainement ne cache
Ce qu’il faut malgré toy que tout le monde sçache,
Puis que le feu d’Amour dont tu veux triompher,
Se monstre d’autant plus qu’on le pense estouffer.
L’Amour est vn enfant nud, sans fard & sans crainte,
Qui se plaist qu’on le voye & qui fuit la contrainte :
Force doncq tout respect, & ma fillete croy