Ne croyons plus mon ame aux promesses du monde.

Ces stances ont été publiées pour la première fois en 1626, dans le Recueil des plus beaux vers de messieurs Malherbe, Racan, &c. On les retrouve dans l’édition originale des poésies de Malherbe[112].

[112] Voir, au sujet de cette pièce, le Bulletin du Bibliophile, année 1859, p. 348. Le rédacteur du bulletin essaye de justifier le copiste en avançant qu’une note manuscrite de 1613 a plus d’autorité qu’une publication postérieure à la mort de Malherbe. Or le manuscrit 12491 ne remonte pas au delà de 1635 & les vers en litige ont été imprimés du vivant de leur auteur.

Ces investigations à toute extrémité, au delà même de l’œuvre de Regnier, ont été entreprises pour satisfaire les lecteurs curieux de tout ce qui concerne notre premier satirique. Après avoir cherché la vérité sur l’existence si peu connue du poëte chartrain, après avoir tenté une histoire des diverses éditions des satires, il nous restait encore à faire connaître les recueils imprimés & manuscrits où se trouve le nom de Regnier. En ceci surtout un redoublement de prudence nous était imposé. La restitution d’un texte a pour complément la suppression de tout ce qui peut paraître d’une authenticité suspecte, d’après les données de l’histoire ou suivant les règles du goût.

LES PREMIERES
ŒVVRES DE M. REGNIER.

Verùm, vbi plura nitent in Carmine, non ego paucis

Offendar maculis.