I’apprenois à mes yeux à former des appas,

Ie voulois sembler belle, & m’efforçois à faire

Vn visage qui peust également leur plaire,

Et lors qu’ils me voyoient par hasard tant soit peu,

Ie frissonnois de peur, craignant qu’ils eussent veu

Tant i’estois en amour innocemment coupable,

Quelque façon en moy qui ne fust agreable.

Ainsi tousiours en trance en ce nouueau soucy

Ie disois à par-moy, las mon Dieu qu’est-cecy !

Quel soin qui de mon cœur s’estant rendu le maistre,