L’vn n’a rien qu’en beauté l’autre puisse enuier,
L’vn est brun, l’autre blond & son poil qui se dore,
En filets blondissans, est semblable à l’Aurore,
Quand toute écheuelée, à nos yeux sousriant,
Elle émaille de fleurs les portes d’Oriant :
Ce taint blanc & vermeil où l’amour rit aux graces,
Cét œil qui fond des cœurs les rigueurs & les glaces,
Qui foudroye en regards, éblouyt la raison,
Et tuë en Basilic d’amoureuse poison ;
Cette bouche si belle & si pleine de charmes,