Où l’amour prend le miel dont il trempe ses armes,

Ces beaux traits de discours si doux & si puissans,

Dont amour par l’oreille assuietit mes sens,

A ma foible raison font telle violence,

Qu’ils tiennent mes desirs en égale balance :

Car si de l’vn des deux ie me veux departir,

Le Ciel non plus que moy ne le peut consentir :

L’autre pour estre brun aux yeux n’a moins de flammes,

Il seme en regardant du soufre dans les ames,

Donne aux cœurs aueuglez la lumiere & le iour,