Si mon duëil ne suffit à purger mon offence,

Que ta grace y supplée, & serve à mon erreur.

Mes esprits éperdus frissonnent de terreur,

Et ne voyant salut que par la penitence,

Mon cœur, comme mes yeux, s’ouvre à la repentance,

Et me hay tellement, que ie m’en fais horreur.

Ie pleure le present, le passé ie regrette,

Ie crains à l’avenir la faute que i’ay faite,

Dans mes rebellions je lis ton jugement.

Seigneur, dont la bonté nos injures surpasse,