Que par son juste sang nostre ame il racheta
Des prisons où la mort la tenoit asservie,
Alteré du desir de nous rendre la vie,
I’ay soif, dit-il aux Iuifs ; quelqu’vn lors apporta
Du vinaigre, & du fiel, & le luy presenta ;
Ce que voyant sa Mere en la sorte s’écrie :
Quoy ! n’est-ce pas assez de donner le trepas
A celuy qui nourrit les hommes icy bas,
Sans frauder son desir, d’vn si piteux breuvage ?
Venez, tirez mon sang de ces rouges canaux,