Parmi ces pièces, deux avaient déjà été publiées : la première, sur le trespas de Passerat, dans le Recueil des œuvres poétiques de Ian Passerat. Paris, 1606 ; la seconde sur le choix des divins oiseaux avait paru anonyme dans les Muses gaillardes, recueillies des plus beaux esprits de ce temps. Paris, Anthoine du Breuil, 1609.

La plupart des bibliographes, se référant à la date de ce volume plutôt qu’aux singularités du texte & au classement des pièces, ont cru pouvoir affirmer que cette édition des satires était la dernière publiée du vivant de l’auteur.

Nous avons, dans la dernière partie de la notice placée en tête du présent volume, exposé les raisons d’après lesquelles il y a tout lieu de croire que Regnier était mort depuis quelques mois au moment où ses satires furent publiées par l’un de ses plus intimes amis.

[Page 8.]

Motin (Pierre), né à Bourges. Ce poëte, ami de Regnier, a laissé de nombreuses pièces de vers éparses dans les anthologies publiées au commencement du XVIIe siècle. M. Tricotel a donné la liste des recueils contenant des vers de Motin, dans ses Variétés bibliographiques, & l’on peut se convaincre par cette énumération que le poëte en question jouissait d’une grande vogue. Motin mourut vers 1615, comme il paraît résulter des vers de son neveu Bonnet, dans les Délices de la Poesie françoise de F. de Rosset.

[S. I, p. 10, v. 15.]

Auiourd’huy que ton fils. — Le Dauphin, qui fut plus tard Louis XIII, né à Fontainebleau le 27 septembre 1601.

[— v. 21.]

Il luy trousse les bras de meurtres entachés, 1608 & 1609 ; des meurtres, 1612 & 1613.

[Page 12, v. 21.]